Un campus dédié aux métiers des arts et du patrimoine à Versailles, on en a entendu parler cette année. Il est devenu réalité par le vote du Conseil départemental lors de sa séance du 20 décembre 2019.

2,8 millions sont alloués à ce projet par les départements des Yvelines et des Hauts de Seine. Ce projet ambitieux concerne plus de 7000 élèves des filières d’art, design, paysage, hôtellerie, restauration, gastronomie et tourisme,  qui seront accueillis sur les 6000 m² des Grandes et Petites Ecuries, face au Château de Versailles.

Ces deux dépendances du Château, construites par Jules Hardouin Mansart, classées monuments historiques depuis le 16 septembre 1929, ont connu plusieurs occupants depuis le XVIIIème siècle : l’Ecole des pages avant la Révolution, l’Ecole d’instruction des troupes à cheval et des trompettes, l’Institut agronomique en 1848, l’Ecole d’artillerie de la garde impériale sous le Second Empire.

La bataille la plus longue et marquante pour l’occupation de ces lieux débuta le 14 février 1946 par un décret affectant les Grandes Ecuries au ministère chargé de la fonction publique, avec attribution à l’Ecole nationale d’administration, l’ENA, dans le but de former les futurs hauts fonctionnaires de l’Etat à l’ombre de l’histoire de France. Bataille car ce ne fut pas une mince affaire.
Bataille budgétaire tout d’abord, car les besoins étaient conséquents et sans cesse revus à la hausse. Les lieux très dégradés, nécessitaient des travaux d’aménagement pour deux concours par an, l’accueil de trois promotions d’élèves, soit près de 300, la construction de trois amphithéâtres, d’une trentaine de bureaux, une bibliothèque et des chambres pour plus de 60 élèves, des salles de sports, etc.
Ensuite, accrochages avec l’armée, occupant principal depuis 1831, que l’on n’avait pas consulté au préalable pour ce projet.

Deux ans plus tard, le projet de l’installation de l’ENA fut abandonné et les lieux récupérés par le ministère de l’Education nationale qui installa aux Petites Ecuries, la branche Architecture ainsi que les Archives départementales de Seine et Oise qui y sont toujours à l’heure actuelle.

Pour en savoir plus  :  « Le Versailles des Présidents » par Fabien Opperman (éd. Fayard)

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