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 Chanel   –   Viva Latina (Bretagne) –   Elisabeth Vigée-Lebrun     –  L’année De Gaulle –     Le Musée Mohamed VI

Dans le sillage de Chanel

C’est au coeur de la Galerie de Minéralogie du Museum d’Histoire Naturelle de Paris que Chanel dévoilera une installation inédite mettant en lumière les propriétés des plantes entrant dans la composition de ses gammes de soins et de fragrances. La présentation de ces filières végétales, « centres de culture, d’observation et d’expérimentation », mettra notamment à l’honneur des plantes rares issues des quatre coins de la planète et décryptées par les experts de la maison. On peut également supposer que le parcours imaginé par la maison mettra à l’honneur le Camélia Japonica Alba, si cher à Gabrielle Chanel.
Exposition Chanel, La Beauté se cultive –
Du 23 au 27 septembre 2020. Jardin des Plantes, Paris 5. Entrée libre sur inscription. Ouverture des réservations sur le site de l’événement à partir du 6 septembre.

La Haute-Couture française

Les musées sont des lieux très recherchés par les grandes maisons de couture pour leurs défilés. Elles y trouvent là leur ancrage dans le temps et l’histoire puisqu’il faut dire qu’il y a des robes qui traversent l’histoire… Porter un vêtement Chanel, Dior ou Yves Saint Laurent, c’est laisser dans son sillage un parfum de France.
En 2017, le musée Bourdelle à Paris, a consacré une exposition à Balenciaga “L’œuvre au noir”. Absolument sublimes ces longues robes de soirée noires subtilement disposées dans le musée parmi les sculptures de Bourdelle !
Pour en savoir plus :   www.bourdelle.paris.fr/fr/exposition/balenciaga-loeuvre-au-noir

Elisabeth Vigée-Lebrun

FEMME ARTISTE PEINTRE du 18ème siècle

Elisabeth Vigée-Lebrun, une des rares femmes peintres, est née le 16 avril 1755. Membre de l’Académie de Saint-Luc en 1774 puis admise à l’Académie Royale de peinture et de sculpture le 31 mai 1783, elle deviendra la peintre officielle de Marie-Antoinette dès 1778.
Deux ans auparavant, elle épouse Jean-Baptiste Pierre Lebrun, un des marchands parisiens les plus actifs de l’époque chez qui elle réside depuis 1775 avec sa mère et son beau-père. Le marchand Lebrun, lui fait construire un atelier dans l’hôtel Lebrun, rue de Cléry, où elle reçoit toute la bonne société de son temps.
Elisabeth Vigée-Lebrun n’a que quinze ans lorsqu’elle réalise un portrait de sa mère en sultane. Sa réputation se répand dans Paris. Une clientèle de nobles, de bourgeois, d’artistes attirée par la capacité de la ravissante portraitiste à saisir la ressemblance, se constitue rapidement. L’artiste est aussi sensible aux expressions de l’enfance. Le pastel qu’elle manie en experte lui permet de mettre en valeur, dans les portraits d’enfants, la fraîcheur de leurs carnations.
La rencontre avec Marie-Antoinette est décisive. La reine, insatisfaite de ses portraitistes qu’elle juge trop perfectionnistes, recherchait un peintre pouvant restituer son portrait le plus fidèlement possible. L’artiste réussit à inscrire ses défauts dans une harmonie d’ensemble. Elle exprime le regard « spirituel et doux », le teint « qui ne prenait point d’ombre » de celle qui deviendra sa protectrice. Une complicité née d’affinités de goûts tisse entre les deux femmes des liens fondés sur la loyauté. Elle réalisera une trentaine de portraits de la reine.
 En 1789, lorsqu’éclate la Révolution, elle fuit la France et se réfugie en Italie où elle découvre avec émerveillement les œuvres de Raphael. A Rome et à Naples, artistes et diplomates posent devant son chevalet. A Naples, la reine Marie-Caroline, sœur de Marie-Antoinette, lui commande les portraits de ses enfants.
 Un séjour à Vienne l’enchante. Elle est conquise par la douceur de vivre de cette ville musicale et répondra là aussi à de nombreuses commandes de la haute société hongroise, polonaise, russe. C’est une portraitiste au sommet de son art qui arrive à Saint-Petersbourg en juillet 1795. Catherine II lui commande les portraits des archi-duchesses, ses petites-filles. Reçue l’hiver dans les palais, l’été dans les datchas, l’artiste gardera un souvenir mémorable de la Russie. Et c’est avec regret qu’elle quitte le pays en 1801 car elle peut enfin retourner en France.
Elle ne retrouve pas à Paris le climat propice à son inspiration, soulevant trop de souvenirs douloureux. Elle fera d’autres voyages en Europe : Londres, Suisse, et ne cessera de peindre jusqu’à sa disparition en 1840. 

Extraits de la biographie écrite par Geneviève Haroche-Bouzinac, conseillère scientifique de l’exposition consacrée à l’artiste au Grand Palais en 2016.

Maroc

Musée Mohamed VI

Le MMVI, le musée Mohamed VI d’art moderne et contemporain à Rabat a pour vocation de présenter les grandes figures mondiales d’artistes ainsi que la promotion des artistes marocains pour encourager la créativité et l’épanouissement culturel. On apprécie l’esthétique extérieure et intérieure.  Deux grandes expositions sont en cours.

Les couleurs de l’impressionnisme, un événement phare et une première en Afrique et dans le monde arabe grâce au partenariat avec le Musée d’Orsay de Paris qui fera découvrir au public marocain une centaine de chefs-d’œuvre des collections du Musée d’Orsay des plus célèbres peintres impressionnistes : Monet, Renoir, Sisley, Pissarro…

Exposition du 9 avril au 31 août 2019.

Lumières d’Afrique, qui réunit 54 oeuvres d’artistes de 54 pays du continent, pour la première fois en Afrique du Nord. Si ces artistes sont des lumières, ils se sont réunis pour porter un message d’alerte sur l’accès à la lumière pour les populations africaines. Cet événement accompagne la dynamique du royaume du Maroc, en tant que moteur de progrès pour l’Afrique et la stratégie culturelle du Maroc qui se veut être un trait-d’union entre l’Afrique et le monde.

Exposition du 2 avril au 15 août 2019.

Le musée Mohamed VI est ouvert tlj de 10h à 18h sauf le mardi.

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