Elisabeth Vigée-Lebrun, une des rares femmes peintres, est née le 16 avril 1755. Membre de l’Académie de Saint-Luc en 1774 puis admise à l’Académie Royale de peinture et de sculpture le 31 mai 1783, elle deviendra la peintre officielle de Marie-Antoinette dès 1778.

Deux ans auparavant, elle épouse Jean-Baptiste Pierre Lebrun, un des marchands parisiens les plus actifs de l’époque chez qui elle réside depuis 1775 avec sa mère et son beau-père. Le marchand Lebrun, lui fait construire un atelier dans l’hôtel Lebrun, rue de Cléry, où elle reçoit toute la bonne société de son temps.  

Elisabeth Vigée-Lebrun n’a que quinze ans lorsqu’elle réalise un portrait de sa mère en sultane. Sa réputation se répand dans Paris. Une clientèle de nobles, de bourgeois, d’artistes attirée par la capacité de la ravissante portraitiste à saisir la ressemblance, se constitue rapidement. L’artiste est aussi sensible aux expressions de l’enfance. Le pastel qu’elle manie en experte lui permet de mettre en valeur, dans les portraits d’enfants, la fraîcheur de leurs carnations. 

La rencontre avec Marie-Antoinette est décisive. La reine, insatisfaite de ses portraitistes qu’elle juge trop perfectionnistes, recherchait un peintre pouvant restituer son portrait le plus fidèlement possible. L’artiste réussit à inscrire ses défauts dans une harmonie d’ensemble. Elle exprime le regard « spirituel et doux », le teint « qui ne prenait point d’ombre » de celle qui deviendra sa protectrice. Une complicité née d’affinités de goûts tisse entre les deux femmes des liens fondés sur la loyauté. Elle réalisera une trentaine de portraits de la reine.

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