En cette année où nous célébrons un triple anniversaire en mémoire de notre président préféré, rappelons que le Général de Gaulle est à l’origine de la création du Ministère de la Culture, en 1959. André Malraux, journaliste « dissident » en Indochine, mais qui a eu le courage de dénoncer les abus de pouvoir colonial, sera le premier ministre de la culture.

A cette occasion, France Télévisions diffuse un feuilletons (lundi 2 et 9 novembre sur France2) et des documentaires. Celui diffusé sur France5 il y a quelques jours, « De Gaulle et la culture », nous rappelle son attachement à la culture française et à son rayonnement à l’international.

Le Général de Gaulle était lui-même un bon écrivain et préparait ses discours minutieusement. Chaque mot était choisi avec soin, c’est-à-dire qu’il n’était pas un robinet, que dis-je, une fontaine à mots mais qu’il tournait sept fois ses mots dans son esprit avant de les exprimer. Cette exigence, il l’imposait aussi au monde de la culture. Il estimait à juste titre que la culture est un outil d’enseignement public avec la défense de la langue française et l’apprentissage du respect dans l’expression publique. Par conséquent, le monde de la culture était sous surveillance constante. Tout ce qui pouvait choquer les mœurs et portait atteinte à la paix sociale était écarté. Mais il reconnaissait l’utilité des artistes et ne manquait pas de les mettre en valeur comme lors d’une grande réception donnée à l’Elysée où il avait invité les stars de l’époque : Louis de Funès, Bourvil, Fernandel, Brigitte Bardot… Un artiste fut l’objet d’une étroite surveillance, on ne s’en étonnera pas : Pierre Perret.

Ce documentaire révèle aussi les grands chantiers de rénovation des musées, en particulier le Grand Trianon où le Général de Gaulle avait décidé de recevoir les chefs d’Etat. L’aile droite à partir de la Galerie des Cotelle fut aménagé avec des bureaux, salons et quelques chambres. Cette partie est encore intacte mais n’est pas ouverte au public. Il est possible de le visiter en groupe privé.

De grandes réceptions ont été données dans la Galerie des Cotelle : la reine Elisabeth II et son époux le prince Philippe, le Président Kennedy et sa femme Jacky, le Prince Rainier et Grace de Monaco…

C’est au cours d’un de ces dîners que Jacky Kennedy obtint du Général de Gaulle une promesse : celle d’envoyer Mona Lisa à New York ! Branle-bas de combat au Louvre, et préparatifs du voyage. Sur ordre du Président, la Joconde doit se préparer à la traversée de l’Atlantique. Le déplacement de ce chef d’œuvre est cocasse et ahurissant. Il faut dire que le Louvre garde jalousement la Joconde, ses déplacements pouvant détériorer le support en bois sur lequel l’œuvre a été peinte. D’autant plus que pendant la guerre, entre 1939 et 1945, elle fut déplacée clandestinement en différents lieux pour ne pas tomber entre les mains des nazis. Donc, il ne fallait pas trop la secouer. Le fait est qu’elle voyagea allongée sur le paquebot France et qu’elle fit des milliers d’heureux à New York.

A la grande joie du Général de Gaulle.

Tara Soultana
(photo : bureau du Général de Gaulle au Grand Trianon)

 

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